They Live By Night / Silk Stockings
They Live By Night (Les Amants de la Nuit) 1948 - Nicholas Ray
Des évadés de prison comptent se refaire un pactole en dévalisant des banques. Mais l’un deux s’éprend d’une souris…
Pas mal. Ce n’est pas vraiment un film noir : on ne voit rien des casses, ça ne se déroule pas dans les big cities, peu d’alcool, les poulets sont quasi absents (quoique… la peur de la flicaille est bien présente)… Il y a une bonne tronche de film noir par contre, un borgne qui ne lâche jamais ses cigares ! L’un des premiers plans montre les gangsters en cavale en bagnole filmé depuis un hélico, pas mal pour l’époque.
Ce que j’ai aimé, c’est que ce sont des jeunes adultes qui ont grandi bien trop vite dans un pays, United States, bien trop grand… Chose qui reproduira Ray dans “La fureur de Vivre” (Rebel Without A Cause avec Jimmy Dean) mais en moins réussi avec toujours ce héros masculin sans figure paternel. Ce boy, c’est le Terry/marlon brando de “Sur Les Quais” lâchant “You don’t understand. I coulda had class. I coulda been a contender. I coulda been somebody, instead of a bum, which is what I am, let’s face it. It was you, Charley.”. Il aurait pu devenir quelqu’un mais… Illustration par la chanson de Gainsbourg “Bonnie & Clyde” :
Il faut croire
Que c’est la société
Qui m’a définitivement abîmé…
J’aime bien ce point de vue d’une société intolérante face à des gamins…
Scène attendrissante : Cathy O’Donnell patiente que les paupières de son mari soit fermées avant de s’endormir à son tour… ça n’a l’air de rien comme ça mais ça a toujours été mon truc. Regarder quelqu’un s’endormir… On se sent un peu moins fou.
Silk Stockings (La Belle de Moscou) 1949 - Rouben Mamoulian
Bof bof… Ca manque de plans sur les gambettes de Cyd Charisse^^. Topo : un agent russe doit récupérer ses compères distraits par la frivolité “capitalistique” de Paris. Majorité des chansons de Cole Porter sur le thème du conflit usa/urss, il a du bâclé ça entre deux bandes originales. Un seul numéro musical que je compte revoir sur youtube, c’est bien maigre… C’est une comédie musical sans mouvement, peu rythmée… Peter Lorre et George Tobias sont sympathiques en agents soviétiques effrayés par la Sibérie. Ca joue sur le même registre que One Two Three, roule des mécaniques sur l’opposition usa/urss post 2WW. Sauf que dans celui ci, t’avais un James Cagney atomique !


