Votre Histoire avec le basket : “Me, Myself & I”


Je suis un imposteur ! Mon histoire avec le basket, ça se résume à cinq heures de pratique sportive sur toute ma vie.

Je n’y ai jamais joué ou si peu… Je peux rien faire avec mes petites mimines, la balle est trop lourde et le panier beaucoup trop haut.
La dernière fois que j’y ai joué, c’était un tour du monde avec mon ex copine. Elle avait déjà visité la quasi totalité des îles Bermudes que j’en étais encore en tête de raquette. Je suis une buse. Mais c’était marrant de partager ça avec quelqu’un que j’aimais (et que j’aime toujours d’ailleurs), on s’est entrainé à faire quelques combines : je faisais des behind the back pass… qu’elle devait rattraper quelques pas en arrière parce que je ne savais pas les faire. Le principe d’une behind the back pass quoi, marche arrière toute^^

Puis j’y ai rejoué et j’ai rarement été aussi heureux. Le son d’une balle, c’est mieux que la mer… Ca me trottait dans la tête depuis un bail et quand avec des mecs avec qui je faisais un tournoi amical PES à Lens ont proposé de sortir pour faire quelque chose, j’ai pas pu résister, c’est sorti : un basket! vous pouvez pas me refuser ça, j’ai gagné le tournoi. Evidemment personne n’avait de balle alors on a du pointé direction decathlon. Dès mon premier pas, mes lunettes se vautrent sur le goudron (je suis trop fainéant pour aller quémander un petit resserrage chez Kris lunettes) mais je continue mon drive pourri et le ballon rentre !!! Ca reste mon quart d’heure de gloire, j’en étais tout fier que ma première action soit positive ! Je me suis dis que “bah ça porte ses fruits de regarder du basket ahaahahah” quel con! Le reste n’est qu”une suite d’actions pourries, puis mes compères étaient passés au foot et je restais à shooter et gober les rebonds (puisque rien ne rentrait). Depuis je n’y ai pas rejoué… enfin je m’entraine dans mon salon avec ma petite baballe disney.

Le basket à la téloche, ça a commencé pour moi avec la finale des grenouilles contre la “dream team” à Sidney. C’était pas spécialement pour du basket ni pour le côté chauvin de la chose (je n’en ai toujours eu rien à foutre des équipes de France) (même mon père l’a vu alors qu’il rechigne pour voir du basket “y’a trop de noirs” enfin il ne l’a jamais dit mais c’est comme si…) mais l’odeur du match me plaisait et puis les ricains, moi qui n’avait jamais rien vu, c’était un ptit choc.

Blackout total de six ans - étrange darvin ham vient d’ouvrir un topic- (je ne sais pas pourquoi je ne m’y suis pas intéressé plus tôt… pour tout genre de chose, il me faut un long temps d’adaptation, chui pas précoce moi! c’est resté dans un coin de la caboche sans que rien ne vienne l’enclencher) jusqu’à la connaissance d’un mec à la fac qui me raconte tout un tas d’anecdotes sur les oldies comme celles de nos jours axées NBA. J’y prend goût, il y a des histoires bigger than life. J’enchaine avec quelques matchs de la finale crève-coeur Mavs v Heat.
Année sabbatique, je pars 4 mois à Milwaukee où mes grand-parents y habitent. J’arrive mi octobre, tempo idéal et la saison NBA se pointe, les Bucks battent les Pistons à Detroit pour l’ouverture et ils deviennent MON équipe. J’épluche les boxscores dans le milwaukee journal sentinel, où je n’y comprend que dalle^^ (standings ? c’est quoi ces conneries ! j’ai mis un sacré temps à y voir plus clair) mais c’est tellement pratique ce côté stat’, tu peux t’appuyer sur quelque chose, disséquer… Moi les turnovers, je croyais que c’était le nombre de fois qu’un joueur allait sur le banc suite à une action négative^^ (bien que la sanction tombe assez vite après une balle perdue quelque fois). Puis pèlerinage au Bradley, Bango la mascotte la plus vicieuse d’Amérique (un croche pied au mec qui vend du popcorn et tous les popcorns volettent dans les allées, sur les genoux du public, bien sûr c’était prévu mais ahahah !…), les vieilles ricaines qui me font marrer en nommant Boykins Mini Me, le gros porc supporter d’Orlando passant son match à raconter à son pote au téléphone ce qu’il se passe sur le terrain, le maillot Marquette retiré de D-Wade (Dwayne c’est comme Elvis, t’avais n’importe quel quidam qui t’assurait qu’il avait cotoyé un jour ou l’autre l’ami D-Wade…)…. L’hymne américain qui retentit alors que j’étais en train de me la tenir aux chiottes^^ parce que pour mon premier match je voulais rien rater et il restait quelques secondes avant la fin du chrono sur le gigantesque panneau d’affichage !
Je suis un rat des boutiques de disques, bibliothèques et des bouquinistes : je tombe sur des cassettes des Bucks 80’s.

Pas mal mon bilan au Bradley Center, 3 v/3d et surtout un seul garbage time contre les Celtics où les Bucks ont laissé Paul Pierce s’amuser en deuxième mi temps. Je passe 10 jours à Memphis, la ville de mes fantasmes (ça aurait du rester en l’état d’ailleurs…)… Elvis, Stax, Sun Records, Home of the Blues, Country, la soul sudiste, des magasins de disques et des concerts à la pelle… Et bien sur je mate les Grizz’ contre Philly et les Tigers. Bilan 2 v / 0 d yeahhhh. Enfin je veux dire, c’est toujours mieux d’assister à un match où la salle transpire de joie, déjà que y’a pas grand monde…

Ce que j’aime le plus dans le basket, c’est l’esthétique qui s’en dégage. C’est tellement beau à voir : des joueurs qui prennent position puis explosent tout d’un coup parce que le meneur a, subitement, annoncé le système en place, les défenseurs suivant la cadence. C’est le jeu du chat et de la souris ! Et les crissements de baskets sur le parquet, l’élégance d’un sky hook ou le rite de passage du joueur qui s’amène sur la ligne des lf’s, ressortir joliment la balle pour son compagnon oublié ahh ce que j’aime ça, le double pas avant le lay up, …J’aime bien quand les systèmes sont bien exécutés après un temps mort dans le dernier quart temps, c’est comme une chanson dont le canevas harmonique est bien ficelé. Inconsciemment, ça te procure quelque chose, tu ne sais pas vraiment pourquoi mais c’est joli !

Je commence à examiner la chose basket sur le net. Yahoo nba, site officiel et… je tombe sur basket for life^^ (me rapelle pas comment j’y suis atterri). Les coup de gueule de Petrovic me restent gravés en mémoire, je lis les topics sur les derniers playoffs, des topics enterrés sur le dress code ou le joueur le plus clutch et tout un tas de trucs… Faut savoir que pour moi, c’était quelque chose ces posts ! Je n’y connaissais rien — j’inversais l’ordre des postes, pour moi le cinq c’était le meneur– et je ne savais pas où aller sur le net pour me ressourcer basket. B4L, un oasis dans l’asile basket du web. J’allais sur Jumpshot également.

Bien après mon retour en France, je souhaite m’inscrire sur B4L mais rien à faire!!! je ne reçois pas de mail de confirmation, j’envoie un courriel à Guru expliquant la chose, pas de réponse… Quelques mois passent jusqu’à l’été et Bling ! idée lumineuse et si j’utilisais un autre pseudo (y’a rien d’évident pour moi, n’importe quelle tache quotidienne prend l’aspect des travaux d’Hercule, je suis pas fait pour vivre à cette époque, rien qu’une poignée de main c’est difficile alors… ) ! Le pseudo que je souhaitais utiliser à l’origine, c’était awopbopaloobopalopbamboom, la formule magique de Little Richard (c’est mon adresse mail également, la Meilleure Adresse du Monde et c’est moi qui l’ait na!). Je suis tellement content de pouvoir enfin m’inscrire que je bacle mon topic de présentation. Pardonne mais n’oublie jamais !

Dans le même temps, tout s’enchaine… les playoffs 2007 WNBA, les matchs historiques NBA (ça devient disette là j’en arrive au point que c’est rediff sur rediff à part les matchs fadasses de regular season Iverson 51 points sur nba tv que je ne souhaite pas regarder) , FIBA Americas championship, il m’arrive de m’endormir avec les matchs enregistrés à faible volume, arrive les championnats d’europe et je saute dans le wagon en regardant la quasi totalité des matchs !!! J’ai du manqué les matchs de classement des français, c’était tellement ennuyeux de les voir (dé)jouer. Et ce Grèce v Espagne Ouahhhhh. L’histoire, c’est que j’tais allé boire un verre durant l’aprèm et que j’ai avorté ça pour retourner fissa chez moi voir ce match ! Quelque chose d’impensable il y a quelques mois ! Donnez moi quatre murs, une bière et je vous montrerai en homme heureux, enfin c’est ce que je suis alors privilégier du basket, inimaginable ! L’Euroligue à petite dose (enfin seuls roanne et le mans, les trucs qui passent sur sport plus quoi) et une saupoudrée de NCAA. Pro A/Pro B, jamais vu de ma vie, ça devrait arriver un jour ou l’autre…

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