Chuck Klosterman - Sexe, Drogues et Pop Corn
Cette semaine, une bonne moisson de bouquins des nouvelles de Bukowski, Mon Chien Stupide de John Fante, Entre Chats de Burroughs, du Paul Auster et j’ai commencé La Grande Vallée-Steinbeck mais je vais parler de Chuck Klosterman - Sex, Drugs et Pop Corn parce que ça cause un peu basket.
Moi j’aime bien discuter des gouts et des couleurs. Je trouve qu’il est aussi important de comprendre ce qui nous touche dans la dégaine voyou d’Han Solo et ce qui nous répulse dans la coupe dégueulasse de Mark Hamill.
Donc Klosterman. Un enfant de la culture pop qui parle de pop culture. Un bouquin découpé en une quinzaine de chapitres en se posant des questions supra existentielles comme pourquoi le bonheur de mon sims ne peut qu’être proportionel aux biens matériels que je lui achète, ses émois sur la sex tape pamela/tommy lee, le phénomène des groupes tributes (le passage que je préfère), son expérience coach entourés de gamin au baseball avec leurs mères castratrices, pour quelle raison les gens de notre époque ressemblent tous aux personnes de la tv reality The Real World…
Ce mec a déjà écrit sur le basket (nba et ncaa avec quelques colonnes sur espn) et un chapitre du bouquin est consacré à la rivalité celtics “très Génération des Meilleurs” versus la modernité des Lakers qui prenait racine jusque dans la coupe de Pat Riley.
C’est marrant, il a réussit à choper Pat Riley au téléphone du siège du Heat pour lui demander quel était le secret pour battre les Celtics. Il s’attendait à un discours très terre à terre mais non !
“Il nous fallait surmonter l’élement psychologique dans la mystique des Celtics. Après avoir craqué en 84, j’ai du expliquer à mes gars ce que signifait au juste Celtiques, au sens historique du terme. Vous voyez, les celtiques, c’était un culte qui faisait des choses sinistres dans des endroits secrets. C’est de là que je suis parti. J’ai dû leur apprendre qui était leur adversaire d’origine, parce que c’était exactement les mêmes qu’en 87. Je ne sais pas si les joueurs de Boston conaissaient l’histoire des Celtes mais c’est ainsi qu’ils jouaient.” Riley avait tout capté l’essence psychologique dans ce genre de match.
Puis après il s’amuse à dresser le profil de chaque camp un peu à la “dis moi quelle équipe tu supportes je te dirais qui tu es”: par exemple, “tu n’es pas séduisant fan des Celtics, tu devra absolument épouser un mannequin pour préserver tes enfants de ta structure osseuse à la McHale” ahhahaha !!!
A emprunter dans votre bibliothèque la plus proche ! (pour l’acheter, c’est déjà autre chose, je veux pas être responsable du gachis de votre pouvoir d’achat…)
http://www.basket4life.com/viewtopic.php?p=185263#185263



