Time Capsule


Très bon match, le retour de Pierce oh!…. Comme l’arrivée de Willis Reed des Knicks dans le game 7 des Finals 70 les oppposant aux LA Lakers de West, Baylor & Chamberlain.

Alors “Time Capsule” (j’ai pu voir ce match la semaine dernière) !

Willis Reed n’était pas le plus grand des pivots mais il faisait toutes les petites choses qui font gagner une équipe. Reed s’était blessé au cours du match 5 et avait raté le 6, Chamberlain en avait profité pour ramener LA à 3-3 en atomisant les Knicks : 45 points, 27 rebonds. Sans Reed pour le contenir qui était MVP de la saison, MVP du All Star et en route pour devenir le MVP des Finals, les Knicks étaient morts. Parce que le type avec sa blessure, s’il s’agissait d’un tout autre match, il ne l’aurait pas joué. Il se faisait injecter des piqures anti-douleurs à la cuisse gauche dans les vestiaires avant le match. Tout NY devait être suspendu à “jouera, jouera pas?” Les Lakers comme les Knicks n’en savaient rien non plus puisqu’ils étaient sur le parquet pour l’échauffement alors que Reed et ses docteurs sont dans les vestiaires.

Puis le commentateur annonce : Now here comes Willis… and the crowd is going wild !”.

Le momentum est coté Knicks, les Good Vibrations des Beach Boys aussi. Les Lakers sont surement surpris de la chose. C’est fou à quel point les conditions entourant un match puissent… euh… conditionner les joueurs. Parce que là, c’est simple il n’y aura même pas de match. L’entraineur, c’est juste le mec qui tente de les remettre sur de bons rails. Et avec la capacité de Reed à jouer, il n’a plus rien à faire l’entraineur. C’était l’un des captains de l’équipe et était l’un des anciens du roster déjà. Le Reed avec sa jambe malade ne saute même pas pour le tip off mais c’est lui qui mettra les deux premiers paniers des siens, (ces seuls points du matchs!). Il ne jouera qu’une mi temps mais ca sera suffisant pour qu’un écart de 25 points se creuse à la pause. Les Lakers naviguant entre un écart de 20 ou 25pts jusque dans les toutes dernières minutes du garbage time offrant aux Knicks leur premier titre.

Alors pour Pierce, c’est pas tout le drame d’un match 7, c’est l’ouverture de la série mais c’était tout comme. Sans lui, Thom l’annonçait sur msn “la série est pliée” ou quelque chose dans ce genre. Il revient sur le parquet avec une blessure dont on ne sais trop rien…et BANG 2 trois points au retour dont l’un avec la faute.

Son 3 QT : 15pts dont 3/3 à trois points, 2ast, 1st, 1to.

J’espère qu’on aura d’autres matchs aussi prenant et que la série ne s’en ira pas decrescendo comme après le premier match d’anthologie de la série Spurs-Suns.

Jerry Wallace 1928-2008


Jerry Wallace aka Mr Smooth qu’on le surnommait… Jerry Wallace est décèdé le 5 mai 2008 suite à une insuffisance cardiaque. Il avait 79 ans.

Né à Kansas City le 15 décembre 1928, Wallace fut recensé pour la première fois dans le charts pop avec “How the Time Flies” et “Primrose Lane” fin fifties. Des rengaines amoureuses, mélancoliques sur ce qui nous effraie tous : la peur de ne pas pouvoir partager son lit. Centré sur sa voix baryton, il navigue entre la pop et la country. Et sans changer son style, les charts country s’empareront de ses succès “Shutters and Boards” & “In the Misty Moonlight” in 1963-64 et ses choeurs féminins.

Pas de yodel, ni de banjo ou de violons countrysants, Jerry Wallace se situait dans le courant Nashville Sound (d’autres préfèrent l’appelation Countrypolitan), de la counry qui oublie son terreau (encore que…) enrobée sous un ruban pop.

Il s’était retiré du monde la musique à la fin des seventies ne jouant plus que pour ses frères d’armes de la Navy où il a servi lors de la Seconde Guerre Mondiale.

Son plus grand succès: www.youtube.com/watch?v=4TMZQpwZmFk

Bo Diddley R.I.P 1928-2008.


Ellas Otha Bates McDaniel aka Bo Diddley, rocker pionner sans qui les rappers n’auraient pas de beat, est mort le 2 juin 2008.

L’été dernier, il avait déjà failli passer de l’autre côté… Et j’en étais déjà effondré. Mais il avait continué de tourner pour faire comme Johnny Guitar Watson ou Molière. Jusqu’au bout. Un jour, je me réveillerai un matin et ce monde me sera complêtement étranger… Un jour il ne restera plus rien… Cette musique va s’éteindre et tout le monde s’en fout… Parce qu’elle est où la musique noire de nos jours ?!!!!

C’est pour cette raison que je suis toujours dévasté d’apprendre la mort de ces gars.

Je vous ai déjà raconté le jour de Noël où j’ai appris la mort de Jaaaaames Brown ? J’étais à Waukesha, petite bourgade du Wisconsin, avec au petit matin les infos déversant la news et cette présentatrice blonde qui l’annonce en souriant… On a pas du lui apprendre comment annoncer la mort des gens dans les écoles de journaleux à cette salope. Alors j’ai bu, bu, bu en pensant à mon pote James : le Noir le plus Important de Tous les Temps. Et mon amie au télephone : “J’ai l’impression que tu est plus touché par sa mort que d’être éloigné de moi le jour de Noel…” Ouais, touché. Coulé.

Encore un mec du terreau sudiste qui se fait la malle… Il ne reste que Jerry Lee, Little Richards, Fats Domino, Chuck Berry et quelques soulmen : Solomon Burke, Al Green, Sam de Sam & Dave, Aretha… Ce foutu temps qui n’attend personne…

Le rock’n'roll ça a commencé dans les cavernes avec des hommes préhistoriques qui ont préféré taper à coups d’os sur le cul de leurs femmes plutôt que de jouer les paons. Et donc Bo Diddley et sa guitare qu’il a préféré frapper plutôt que d’en jouer des arpèges. Il la faisait sonner comme un tambour de guerre. Le diddley beat, diddley sound ou Jungle sound, le hip hop ou la techno… Tout vient de là. Appelez ça comme vous voulez mais c’est Bo Diddley le dépositaire.

A ses concerts (que je n’ai pas vu), il ne jouait plus qu’assis comme Solomon Burke (que j’ai vu) mais Bo faisait toujours les succès où il chantait sa propre gloire : “Hey Bo Diddley”, “Bo Diddley” et “The Story Of Bo Diddley”.

En m’y replongeant, j’ai découvert une autre perle de son catalogue : “Mr Khrushchev” 1962, une chanson hallucinante où Bo botte le cul de Khrouchtchev alors Monsieur URSS en pleine guerre froide. Hahahahahaahah, sacré Bo, une chanson stupide comme je les aime. Evidemment il n’y a rien sur youtube ni même un moyen pour l’écouter.

Gee !


When Worlds Collide (le choc des mondes) 1951
Nul à chier. J’aime bien les fables SF mais là… Tout l’attrait “dernière danse avant la fin du monde” ou “invasion” n’est pas là. La planête Zyra fonce tout droit sur la Terre (ils l’ont pas découverte à temps^^), s’ensuit un projet fou qui consiste à construire un vaisseau pour s’installer sur une autre planète. Seulement quelques heureux élus (44) auront le loisir d’être de la partie afin de fonder une nouvelle civilisation humaine. Le voyage ne se déroule sans aucune tension, sans accroc. Il y a une page imdb sur un remake prévu pour… 2010.


Voici le temps des assassins (duvivier) 1956 Gabin/Danièle Delorme
C’est l’histoire d’un grand restaurateur parisien et célibataire Jean Gabin. Sa vie n’est reglée qu’au rythme des plats qu’il cuisine mais il s’en contente. Il a depuis longtemps lâché l’affaire concernant les femmes.

Le film est toute une plongée dans le Paris grouillant des Halles où l’accent parisien (atmosphère atmosphère, est ce que j’ai une gueule d’atmosphère^^ copyright Arletty, Hotel Du Nord je crois) résonne. Un jour, une jeune marseillaise se pointe et lui annonce que son ex femme est morte (cette marseillaise qui est en fait la fille de l’ex femme de gabin). Il bronche pas Gabin vu comment elle lui en a fait baver par le passé, lui faisant cracher des bifetons et mal au coeur. Sachant que la jeune fille est sans le sou, il décide de l’héberger pendant quelques jours, lui donne un ptit job dans son resto. Des liens se tissent et Gabin finit par l’épouser non sans mal, s’en foutant du qu’en-dira-t-on.

Sauf que la jeune fille tient de sa mère ! Et il s’avère que l’ex femme n’est pas morte ! Qu’elle est dans une chambre d’hotel de Paris dans un état encore plus critique que le Mifune de l’Ange Ivre. Et qu’elles ont toutes les deux manigancé ce plan (choper un porte feuille par les liens sacré du mariage) !

Pour arriver à ses fins, elle va brouiller Gabin avec son entourage. Elle ne l’épouse rien que pour toucher le magot de l’héritage. Faut voir comment elle se débarrasse du jeunot que Gabin a élevé comme son fils pour qu’elle soit la seule sur l’héritage. C’est simple, elle va monter les deux hommes entre eux : à Gabin je lui dis “Oh! Il est gentil, il est amoureux voilà tout. Je ne lui en veux pas de tenter de me conquérir” et à l’autre “Il est si différent dans le privé. Il est odieux : les coups, ses ronflements… J’ai été obligé de l’épouser ! Aide-moi!”… Forcément, les deux hommes autrefois amis se tapent sur la tronche.

Tout d’un coup, la jeune fille sans le sou qui choisit le porte feuille à l’amour (oui rien d’extraordinaire) mais là avec l’apparition de la mère, ca prend des allures de film noir (sans keufs). Quelle garce, quelle salope, quelle FEMME FATALE ! L”innocente” Lana Turner en tenue blanche dans le Facteur… détronée^^. Barbara Stanwyck Double Indemnity de même !

Je ne vais pas raconter la fin parce qu’elle m’a laissée icon_eek.gif icon_eek.gif icon_eek.gif !

Lock pour un possible update dans la liste des Indispensables. Ce n’est pas les personnages romantiques et héroiques de Pépé le Moko, là la réalité écrase les personnages. Mais quel Duvivier ! Chef d’oeuvre. Film 5 étoiles - ou 3 étoiles je ne sais plus si ce sont les hotels ou les resto qui ont un barème plus étoilée - (ce qui tombe bien pour un film dont le personnage principal est restaurateur).

Advise & Consent / Tempête à Washington (otto preminger) 1962
Cousin’ Hub parlait du film de Levinson je crois un peu plus haut… Mais là c’est Preminger, l’humour n’y a pas sa place.

Un autre film dans les sphères de la politique donc : on y voit tout le processus de la nomination du Secrétaire d’Etat (en gros notre ministre des affaires étrangères). De la création d’une commission chargée d’évaluer le candidat (Henry Fonda), des prises de positions au Sénat jusqu’au complot du Président ricain (Franchot Tone) souhaitant imposer son poulain par n’importe quel moyen.

Une histoire minutieusement menée et comme aux échecs, les politiques se placent sur l’échiquier : il y a le jeune loup qui fait un peu trop de zèle pour montrer son attachement à son parti, les vieux de la veille de chacun des deux partis…

Capra, quelques années auparavant, sortait Mr Smith Goes To Washington. Preminger offre son versant maléfique. Des personnages écrasées par leurs fonctions, des allées et des allées de couloirs dans la bureaucratie ricaine… Des perso aussi froids et calculateur que leurs costumes noirs.

Charles Laughton donne sa meilleure prestation et Gene Tierney demande : “Suis-je une salope?” huh ! Le premier film américain de cette époque où j’entends BITCH, ça m’a fait tout drôle. Pourtant on entend souvent dans ce cinéma “Tramp” (pute, trainée) et d’autres insultes de la même veine… mais jamais “Bitch”.

C’est formidable le cinéma. On voit des filles avec des robes, le cinéma arrive et on voit leurs culs (Jean-Luc Godard)


Hier, j’ai vu Angels in the Outfield (1951) de Clarence Brown, un petit film de rien du tout mais qui m’a transporté. Un truc léger dans le monde du baseball.

Les Pirates de Pittsburgh sont à la rue, la blague de la MBL, leur entraineur raille, rouspète ses joueurs à la moindre occasion, une journaliste (Janet Leigh) noircit le journal local de la ville avec un papier incendiant l’entraineur…

Un soir après une défaite 21-2^^, l’entraineur (Paul Douglas) sur la seconde base entend la voix d’un ange qui lui promet de faire gagner son équipe si son comportement irascible disparait. Des anges qui viennent en aide à des Pirates ahahha. Et ca va aller usqu’au match final pour la tête de la National League contre les Giants où l’entraineur laissera le joueur veteran être le lanceur alors que son quart d’heure de gloire est passé depuis belle lurette. Ahhhhh dès qu’il y a la rédemption à la fin d’un film, moi j’aime ça ! Voir ce vetéran sur le monticule alors que l’ange avait dit un peu plus tôt à l’entraineur qui allait le recruter pour son équipe de baseball au paradis, c’est aaaaaaahhhhhhhhhh.

Joe DiMaggio, Ty Cobb et Bing Crosby (propriétaire des Pirates) y font une très brève apparition. Et “Take Me Out To The Ball Game”, la chanson qui retentit dans tous les ballparks d’Amérique dans la septième manche,
est bien présente dans le film.

C+

Golden Earrings de Mitchell Leisen 1947 avec Ray Milland et Marlene Dietrich

C’est un flashback d’un soldat anglais lors de la Seconde Guerre Mondiale sur ces aventures en Allemagne nazie où il avait pour mission de récupérer la formule d’un gaz toxique (que les Allemands étaient de mettre au point). Pour rejoindre la frontière suisse, il sera aidé par une gitane, Marlène Dietrich. S’ensuit une belle histoire d’amour toujours sur le qui vive, un couple qui doit se cacher avec une femme prête à tout pour son amoureux… Marlene y chante de douces berceuses allemandes.

C

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Eastern Conference Semifinals 1997 - NY @ Miami - Game 7


Draft Madness 2008


Pour une poignée de scènes…


Harvey, un ami qui vous veut du bien…


Pirates


Le Blog Basket4life de Bandini

Un blog qui parle de basketball, des Milwaukee Bucks, des USA et de mes autres passions !